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Dans
beaucoup de villes du monde, des ossatures d'immeubles hantent
les paysages urbains. Ils se dressent en péripherie aussi
bien que dans les centres, dans les quartiers défavorisés
aussi bien que dans les quartiers aisés.
Leurs planchers superposés offrent un couvert, refuge
d'activités plutôt marginales, espaces de liberté
échappant au contrôle officiel. Parfois, des habitants
- constructeurs s'y approprient des volumes et fabriquent eux
mêmes leur logement.
Les processus constructifs, économiques et juridiques
à travers lesquels ils ont pu se construire leurs habitations
sont toujours originaux, souvent conflictuels et se déroulent
dans le temps.
Ces collaborations involontaires
ouvrent des pistes pour une synergie entre les modes industriels
de production de l'habitat et l'autoconstruction, entre la gestion
officielle et l'autogestion.
Cette organisation appelle une redistribution
des rôles traditionnels dans les opérations de
construction, notamment celui du Maître dOeuvre,
pour qui l'optimisation des potentiels prend le pas sur le parfait
achèvement.
La reconversion urbaine et les conflits armés laissent
derrière eux des structures en deshérence. Les
Etats se désengagent toujours plus de la production de
l'habitat, et le marché formel ne construit qu'une faible
partie des logements dans le monde.
Les squelettes pourraient bien être
les précurseurs dun mode de construction à
developper. |
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