Révéler sans dominer
Le projet ne cherche pas à transformer l’île, mais à la mettre en valeur au travers de ce qui est déjà là : les ruines, les herbes pionnières, le vent salé, le silence. L’intervention humaine reste légère, réversible, respectueuse du génie du lieu, elle adapte les pratiques pour rester toujours respectueuse d’un lieu vivant.
Coopérer avec les vivants
Les plantes, les oiseaux marins, les insectes et les lichens sont les premiers habitants. Préserver la nature spontanée actuelle de l’île Sant’Andrea en enrichissant son écosystème par des interventions paysagères. Chaque action est discutée avec eux : par l’observation, la patience, et la mise en place de micro-habitats favorisant la biodiversité.
Une écologie du temps long
Plutôt que d’imposer un aménagement figé, le projet s’installe dans la durée : un chantier évolutif, où le paysage, l’art et la nature co-créent lentement une nouvelle identité insulaire. Comprendre et évaluer l’écosystème de Sant’Andrea dans le contexte de la lagune de Venise et ses changements climatiques
L’art comme forme de jardinage
Les interventions artistiques ne sont pas des objets posés mais des gestes cultivés : performances, installations biodégradables, architectures de fortune, sons et lumières éphémères. L’artiste devient jardinier, et le jardin, scène ouverte.
Accepter les ruines
Les fortifications et bâtiments abandonnés sont soignés plutôt que restaurés. On les laisse respirer, se couvrir de plantes, tout en les sécurisant pour de nouveaux usages : refuges, ateliers, points de vue. Conserver et mettre en valeur les traces historiques de l’architecture militaire en les transformant en expériences culturelles en lien avec la nature.
Inventer une hospitalité insulaire
L’île devient un lieu d’accueil temporaire : résidences d’artistes, séjours scientifiques, chantiers participatifs, fêtes saisonnières. Pas d’hôtels ni d’infrastructures lourdes, mais des campements légers et autonomes. Le projet accompagne les actions culturelles par une diversité de modes de visite de l’île, de la pratique de l’exploration solitaire à l’organisation de grands évènements publics de type festival.
Faire avec peu, faire avec soin
Les matériaux principaux sont trouvés sur place, réemployés ou biodégradables. Chaque structure — passerelle, abri, scène — est pensée comme un acte poétique de sobriété. Seuls quelques éléments inédits invitent des formes de création spécifique si c’est nécessaire pour accentuer le travail. Le projet propose de développer une méthodologie participative de création d’un parc avec les résidents et acteurs culturels de Venise à l’échelle du lieu.
Le commun comme horizon
L’île n’appartient à personne : elle est un bien commun. Proposer un écosystème culturel inédit et complémentaire pour les habitants et visiteurs de l’ile de Sant’Andrea. Le projet s’inscrit dans une gouvernance partagée, où artistes, habitants de la lagune, chercheurs et visiteurs construisent ensemble les règles d’usage et de soin.
Création d’un jardin et lieu culturel dans l’ancien Fort de Sant’Andrea
Isola Sant’Andrea, Venise - Italie
En cours
C40 - Reinventing Cities
Associazione Microclima, Alexander Ericsonn Furunes architecte, Coloco paysagistes, Zoe Watson Bioregional, Elsa Loehmann Design Dynamics
Miguel Georgieff, Francesca Borelli
Activation, Exploration